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Lutte antivectorielle

Le Groupe de travail sur la lutte antivectorielle (VCWG) a pour mission d’harmoniser les actions des partenaires du RBM sur les bonnes pratiques pour parvenir et maintenir une couverture universelle avec des interventions de lutte antivectorielle efficaces.

 
Co-Chairs
Dr Keziah Malm         Programme de lutte contre le paludisme du Ghana
Dr Justin McBeath     Bayer, Royaume Uni

Working Group Secretariat
Dr Konstantina Boutsika       Institut tropical et de santé publique, Suisse

 

14th Annual Meeting of the VCWG
30 January - 1 February 2019

We kindly invite you to the 14th Annual Meeting of the Vector Control Working Group. Click here for more information.

Fill out the registration form now! Deadline: 15 December 2018.

 

Flux d’activité du VCWG

Raison d’être

Les efforts dans la lutte contre le paludisme menés au cours des dix dernières années ont été couronnés de succès. Selon le Rapport sur le paludisme dans le monde 2015, entre 2000 et 2013, la mortalité liée au paludisme a été réduite de 47 % dans le monde et de 54 % dans la région Afrique de l’OMS. Cinquante-cinq pays sont en voie de réduire la charge du paludisme de 75 %, conformément à l’objectif de l’Assemblée mondiale de la Santé pour 2015. Ces progrès sont en grande partie dus à l’intensification de la lutte antivectorielle, notamment le déploiement de moustiquaires imprégnées d’insecticide (MII) et la pulvérisation intra-domiciliaire d’insecticides à effet rémanent (PID). Ces progrès fragiles sont maintenant gravement menacés par la résistance aux insecticides chez les moustiques vecteurs, la diminution du soutien financier, notre incapacité à prévenir la transmission au-delà de la portée de nos moustiquaires traditionnelles imprégnées d’insecticides et de la pulvérisation intra-domiciliaire, ainsi que par les besoins de capacités des programmes nationaux pour la mise en œuvre d’une surveillance entomologique et l’optimisation de leurs maigres ressources pour la lutte antivectorielle. Nous vivons actuellement une période critique pour les efforts mondiaux de lutte contre le paludisme et pour les communautés, qui courent un risque accru de résurgence du paludisme et de la mortalité qui y est liée.

Mais en relevant ces défis, le VCWG entrevoit également des possibilités. L’année 2015 est la dernière année pour les Objectifs du millénaire pour le développement, qui seront ensuite remplacés par les Objectifs de développement durable (ODD). Pour l’après-2015, la communauté de lutte contre le paludisme a défini de nouveaux objectifs couvrant la période 2016-2030 dans les deux documents clés, le guide de RBM pour l’action collective, intitulé Action et investissement pour vaincre le paludisme 2016-2030 (AIM) – pour un monde sans paludisme, qui vient compléter la Stratégie technique mondiale (GTS) de l’OMS

Il a été démontré que la lutte antivectorielle permet de réduire rapidement et fortement la transmission du paludisme dans de nombreux contextes éco-épidémiologiques. Elle reste le principal arsenal sur la voie de l’élimination du paludisme. Avec l’amélioration des taux de couverture et de la protection, il convient de veiller à ce qu’une éventuelle perte d’immunité parmi les populations protégées ne conduise pas à une recrudescence de l’incidence du paludisme. Le défi et l’objectif seront de maintenir la protection de ces populations. L’augmentation de la résistance aux insecticides et les difficultés actuelles pour traiter la transmission résiduelle, par exemple, dénotent un besoin urgent d’innovation et de nouveaux outils qui élargissent les paradigmes d’une intervention efficace et multiplient les possibilités d’une lutte antivectorielle plus efficace et plus durable. Le VCWG encourage donc la recherche fondamentale et le développement de nouveaux outils et la traduction des priorités de la lutte antivectorielle en recherche opérationnelle, en combinant les contributions de ses partenaires universitaires / de recherche nationaux et internationaux et du secteur privé. Grâce à une collaboration renforcée avec des réseaux régionaux tels que le Réseau Asie-Pacifique d’élimination du paludisme (APMEN), l’Association panafricaine de contrôle du moustique (PAMCA) et le Réseau Pakistan-République islamique d’Iran-Afghanistan de lutte antipaludique (PIAM-Net), le VCWG veille à ce que les besoins particuliers des réseaux régionaux soient pleinement pris en compte lors de ses délibérations sur les stratégies mondiales de lutte contre le paludisme.

C’est la diversité du VCWG qui fait sa force. Qu’il s’agisse de la distribution de moustiquaires imprégnées d’insecticide longue durée (MILD) ou du suivi de leur durabilité, du renforcement des capacités de pulvérisation intra-domiciliaire d’insecticide à effet rémanent (PID), de la gestion des gîtes larvaires (GGL), de la mise en œuvre du Plan mondial pour la gestion de la résistance aux insecticides, ou de répondre à l’évolution des défis et de prendre en compte les nouveaux outils pour relever ces défis et élargir les paradigmes d’intervention, la diversité des membres du VCWG permet de riches échanges et un apprentissage mutuel, ainsi que l’élaboration de réponses plus efficaces et mieux adaptées.

Ce partenariat diversifié offre deux possibilités particulièrement importantes pour le VCWG. La première est la place du secteur commercial. Grâce aux différentes entreprises qui en sont membres, à sa participation à des consortiums tels que GBCHealth et CropLife et à des partenariats de développement de produits tels que le consortium IVCC (Innovative Vector Control Consortium), le VCWG constitue un forum où toutes les parties prenantes, y compris le secteur professionnel, peuvent se réunir pour établir un consensus sur les défis et les opportunités de la lutte antivectorielle. Le Cadre mondial d’action multisectoriel pour la lutte contre le paludisme, récemment lancé par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et le Partenariat RBM, constitue une deuxième opportunité qui revêt une importance particulière pour le VCWG. Il fournit en effet une feuille de route permettant d’associer un éventail encore plus large de partenaires, allant du secteur agricole aux infrastructures, en passant par l’éducation, le logement et le développement urbain, etc. à la lutte contre les moustiques et les vecteurs.

Fonctions du groupe de travail

Il n’existe pas de recommandation unique sur la façon de mener à plus grande échelle des interventions efficaces de lutte contre le paludisme (MILD, pulvérisation intra-domiciliaire d’insecticides à effet rémanent, gestion des gîtes larvaires, programmes de gestion de la résistance, etc.) et les pérenniser, ni sur la façon dont elles pourraient évoluer pour répondre aux menaces biologiques, programmatiques et financières qui surgissent peu à peu. L’une des fonctions fondamentales du VCWG est de traduire l’hétérogénéité de la transmission du paludisme et de son écologie, et la nécessité de tenir dûment compte des priorités locales dans l’appui qu’il apporte aux systèmes de santé nationaux.

Rassembler : Organiser et convoquer des réunions, des ateliers et des forums électroniques afin de débattre et de dégager un consensus entre les parties prenantes par l’adaptation et la mise en œuvre de normes et standards de l’OMS, mais aussi partager les innovations et les expériences quant à la façon dont nous pouvons collectivement surmonter les difficultés et saisir les opportunités qui se présentent en matière de lutte antivectorielle.

Coordonner : Gérer les forums afin de parvenir à un consensus sur la façon de mettre en œuvre, de mener et de pérenniser efficacement les programmes de lutte antivectorielle. Il s’agit notamment de mieux faire connaître les besoins des programmes nationaux, ceux des fabricants de produits antipaludiques, des établissements d’enseignement supérieur et des responsables de la mise en œuvre afin qu’ils se comprennent mutuellement et qu’ils travaillent ensemble pour trouver des solutions innovantes et stimuler les travaux de recherche et développement appropriés.

Faciliter la communication : Réunir des données probantes sur les bonnes pratiques et assurer la circulation des informations depuis le terrain jusqu’au groupe de travail et inversement, y compris la communication entre les réseaux liés à la lutte antivectorielle. Travailler par le biais des réseaux sous-régionaux et en collaboration avec d’autres mécanismes de RBM afin de coordonner les partenaires pour mobiliser les moyens techniques et financiers et soutenir les efforts nationaux de lutte antivectorielle.

Pour de plus amples informations, veuillez vous reporter aux Termes de référence révisés du VCWG adoptés en janvier 2014 à la suite de la 25e réunion du conseil d’administration du Partenariat RBM. La gouvernance et la gestion du groupe sont conformes aux Procédures opérationnelles standard (SOP).